Livre Santé : Les incroyables vertus du café

What else ?

Café noir, au lait, renversé, frappé, ristretto, espresso, turc ou noisette… le café se consomme en tout lieu, presqu’à toute heure, seul ou accompagné. Rien de plus commun à première vue. Et pourtant, sous sa noirceur parfois vêtue de crème, se cachent d’incroyables vertus !

Le café contient en effet plusieurs centaines de molécules chimiques, des vitamines, des minéraux, plusieurs centaines d’antioxydants aussi. Sur ce dernier point, il bat à plate couture le thé, mais aussi des fruits aussi réputés que la myrtille, le pruneau, la pomme ou le kiwi.

Si le café a démontré ses bienfaits pour le cerveau grâce à la caféine et contre les maladies liées au vieillissement grâce aux antioxydants, on a également montré son action bénéfique contre des pathologies aussi variées que celles du foie, le diabète gras, la goutte, l’hypertension, et bien d’autres encore. Il favoriserait même la prévention de certaines maladies cardiovasculaires et de certains types de cancers.

Sortie 2011

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Introduction

Le café représente la première denrée agricole échangée dans le monde et la deuxième matière première commercialisée, après le pétrole. Il représente environ 4% du commerce mondial des produits alimentaires, fait vivre plus de 100 millions de personnes par son importation, sa transformation et sa distribution. Les échanges mondiaux de café génèrent entre 10 et 15 milliards de dollars suivant les années (comité français du café).

400 milliards de tasses de café sont bues à travers la planète chaque année soit 12.000 tasses par secondes.

C’est que le café constitue une partie intégrante de la vie familiale, sociale, professionnelle voire culturelle même si plus on se dirige vers l’équateur plus la consommation est faible. Il y a du reste ici un paradoxe car les pays producteurs sont ceux qui en consomment le moins.

Après un bon repas, on prend un bon café. Pour tenter une approche amoureuse, on propose d’offrir un café. Les affaires se discutent souvent autour d’un café. La pause café permet de resserrer les liens au sein d’une entreprise ou d’une administration. On se retrouve facilement les jours ensoleillés autour d’une tasse, assis à la table ou au comptoir d’un établissement éponyme de cette célèbre boisson.

On peut citer parmi les célèbres amateurs de café : Honoré de Balzac (la trace de sa cafetière est toujours visible sur sa table au musée de la rue Raynouard à Paris), Jean Sébastien Bach, Louis XV, Voltaire, le découvreur de la circulation sanguine William Harvey, Beethoven qui comptait de façon obsessionnelle 60 grains pour une tasse, Napoléon 1er, Talleyrand pour qui son café devait être « noir comme le diable, brûlant comme l’enfer, pur comme un ange, et doux comme l’amour », Louis Ferdinand Céline, le roi de Prusse Frédéric le Grand qui remplaçait paraît-il l’eau par du champagne, l’écrivain et gastronome Anthelme Brillat-Savarin, le philosophe Bernard le Bovier de Fontenelle, etc.

On le voit le café est bon pour le palais des amateurs, mais est-ce le cas pour leur santé ? Adulé par certains et décrié par les autres, qu’en est-il de ses actions réelles ou supposées sur la santé.

Cet ouvrage, nous l’espérons, apportera toutes les réponses au lecteur désireux de satisfaire sa curiosité sur les vertus supposées ou réelles du café.

La boisson café

D’où provient le café que nous buvons ?

Le caféier est un arbuste de taille inférieure à neuf mètres de haut qui pousse dans les zones humides, entre le tropique du cancer au Nord et celui du capricorne au Sud. On le trouve au bord de la mer ou en altitude dans différents pays d’Amérique du Sud, en Côte d’Ivoire, à Madagascar, en Asie, etc.

Cet arbuste pousse à l’abri du soleil et du vent et produit un fruit, la cerise, de couleur rouge et de goût sucré. Le noyau de cette cerise est formé de deux graines disposées face à face : les grains de café.

La cerise est cueillie, séchée au soleil, puis on casse la chair du fruit pour en récolter les grains : le café vert que l’on peut ensuite torréfiée ou non suivant les goûts du consommateur.

Petite histoire du café

Le café aurait poussé initialement en Éthiopie (Abyssinie) dans la région de Kaffa. On raconte que ce serait un berger au 12e siècle qui en aurait découvert les propriétés après en avoir constaté l’effet tonifiant sur ses chèvres qui en avait consommé. Plus tard, les graines de café furent cultivées en Arabie.

Le saviez-vous ?

Les Arabes donnèrent au café qu’ils cultivaient le nom de « k’hawah » qui signifie « revigorant ». Ce mot s’est transformé en « qahvè » en turque pour devenir « caffe » en italien et café en français.

Au 16e siècle à la Mecque puis au Caire, les responsables de l’islam interdisent la consommation du café à cause de ses propriétés dynamisantes pour le psychisme, mais la population ne partage pas cet avis et se soulève si bien que l’interdiction est levée.

Au 17e siècle le café devient très populaire en Europe et des cafés célèbres voient le jour. Le Brésil commence la plantation de café au début du 18e siècle puis c’est le tour de la Colombie.

Au 19e siècle le café est étudié scientifiquement. Runge découvre la caféine. Liebig classe cette substance dans les purines (celles qui augmentent l’acide urique). Stenhouse remarque quant à lui que les feuilles du caféier contiennent aussi de la caféine.

Noir comme le diable, chaud comme l'enfer, pur comme un ange, doux comme l'amour (Talleyrand)

L'auteur : Franck Senninger

Franck Senninger est écrivain et médecin. Il écrit plus particulièrement des romans (Prix Littré, Prix du Rotary international, sélection au Prix Tangente de lycéens 2022), des nouvelles (Prix Cesare Pavese), des ouvrages de psychologie et de vulgarisation médicale. Ses livres sont actuellement traduits en italien, espagnol, portugais, polonais et en arabe. Il est membre de l'Académie Littré et ancien président du jury français du Prix Cesare Pavese (Italie). Il est aussi journaliste pour La Voce, le magazine des Italiens en France et cofondateur du Cercle Leonardo da Vinci, une association qui réunit les fils et amis de l'Italie. Il donne régulièrement des cours à l'Université Inter-Âge de Créteil et à l'Université Paris-Est Créteil. Petit-fils de philosophe, trois générations de médecins l'ont précédé ce qui explique sans doute son attrait partagé pour la plume et le stéthoscope.

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