Roman : Mythologos

Quand les mythes expliquent l'homme

4e de couverture

La page de couverture du livre roman Mythologos

Milon de Crotone a gagné les Jeux olympiques de lutte  dans la catégorie des plus jeunes quand un « inconnu » du nom de Pythagore lui annonce qu’il ne remportera plus jamais de victoires à moins qu’il ne suive ses conseils.

Commence alors, une véritable initiation au travers des plus grands mythes grecs, dont le sens caché lui est peu à peu révélé. Il deviendra alors le plus grand athlète de tous les temps au palmarès inégalé.

Mais le bonheur a un prix…

Sortie le 15 janvier 2020

Les plus de ce roman

  • Un roman qui relate la mythologie grecque et lui donne un sens.
  • L’histoire conjuguée de Milon de Crotone et de Pythagore avec une fin à couper le souffle.
  • Les arbres généalogiques des dieux ainsi que de nombreuses cartes facilitent la lecture
  • Les mythes abordés : Héraclès, 12 Travaux, Jason, Thésée, Minotaure, Éros, Psyché, Persée, Méduse, Prométhée, Narcisse, Cerbère, OEdipe, Nessos, Ariane, Phèdre, Hippolyté, Métis, Artémis, Apollon, Titans…

Sur le site de l'éditeur et dans toutes le librairies physiques ou virtuelles

La rencontre

1re année de la 61e olympiade, Béodromion

(Début octobre, 536 av. J.-C.)

En cette fin d’après-midi, le char d’Hélios entamait sa longue descente vers son palais au pays des Hespérides, situé à l’ouest. Là, il s’y reposerait avant de traverser l’Océan, juché sur une coupe d’or, pour revenir à son point de départ.

À cette heure, les rais de lumière, moins intenses, permettaient enfin de sortir pour vaquer à ses occupations ou à ses obligations. L’agora de Crotone regorgeait d’une foule disparate. Celui-ci venait y chercher de quoi se nourrir, celui-là de quoi se vêtir, les uns s’y retrouvaient pour échanger des commérages ou plus simplement pour y retrouver un visage familier, les autres pour flâner, heureux de découvrir sur leur chemin des musiciens, des jongleurs ou encore des monstres humains pour les divertir.

L’endroit le plus apprécié restait celui réservé à la vente aux esclaves. Dans tous les pays du monde, on s’y pressait, le plus souvent même sans rien y acheter, fasciné par la servitude de l’autre, son abaissement et la possibilité de le posséder dans ses moindres gestes, jusque dans son intimité la plus cachée. Même ceux qui n’avaient pas les moyens d’en acquérir se prenaient à rêver de cette emprise sur autrui, de ce pouvoir semblable à celui des dieux.

Aujourd’hui, il y avait deux hommes et une femme tous trois déjà un peu âgés. Il s’agissait probablement d’une revente, l’acquéreur n’ayant sans doute pas été satisfait de son achat. En y regardant mieux, on pouvait remarquer des traces de blessures sur leur corps, preuve qu’ils étaient souvent battus par leurs maîtres. Les esclaves fouettés trouvaient rarement preneurs : soit ils l’étaient à raison et leur acquisition poserait à nouveau des problèmes, soit ils l’étaient à tort et alors ils se méfiaient tant de leurs nouveaux maîtres qu’ils ne prenaient jamais la moindre initiative et leur faisaient perdre un temps précieux.

Soudain, des cris retentirent à quelques pas derrière les badauds. Une grande agitation régnait et l’on crut tout d’abord à un chahut entre jeunes gens, mais bientôt des coups furent échangés et le cœur des spectateurs se serra devant cette bagarre inopinée. Il apparut rapidement qu’un seul adolescent d’une taille exceptionnelle devait faire face à quatre autres. Trois le maintenaient tandis que le plus âgé le frappait. Il encaissait les coups sans broncher comme si ces derniers s’apparentaient à de simples gifles, puis il réussit à se dégager, saisit le bras d’un de ses assaillants et le fit rouler par-dessus sa hanche pour le jeter à terre. Ce dernier, le souffle coupé, ne pouvait plus se relever. Un homme en profita pour intervenir et rétablir ainsi une équité numérique dans ce combat, quand une main lui saisit le bras et l’immobilisa. L’homme voulut se dégager sans toutefois y parvenir. Il leva les yeux vers celui qui osait poser la main sur lui et découvrit un individu d’environ une quarantaine d’années, se tenant droit, coiffé d’un turban ocre, au visage calme, presque souriant, à l’autorité naturelle.

— Laisse se dérouler le combat, ordonna celui-ci. Ce garçon est de taille à se défendre seul.

— Mais, ils sont à quatre contre un ! Et c’est Milon qu’ils attaquent, notre champion olympique de lutte.

— Justement ! Laisse, je te dis.

L’homme n’osa pas insister et la pression sur son bras se relâcha.

Pendant ce temps, le jeune garçon qui ne devait être âgé que de seize ou dix-sept ans, guère plus, avait réussi à mettre un deuxième agresseur au sol si brutalement, qu’il l’assomma. Il ne restait plus que deux assaillants moins déterminés et, celui qui se nommait Milon, en profita pour attraper le plus proche de lui et le faire basculer par-dessus son épaule en se jetant en arrière. Le garçon s’écrasa sur le dos. Un craquement retentit, aussitôt suivi d’un hurlement. L’agresseur voulut se relever, son bras pendait inerte dans une curieuse position.

Le plus âgé des quatre assaillants, désormais seul, se maintenait à distance du lutteur et tournait autour de lui, lui décochant par intermittence des coups portés au visage ou dans le foie tandis que le dénommé Milon se fatiguait à vouloir le saisir.

L’homme au turban s’avança cette fois entre les deux combattants et ordonna :

— Cela suffit, à présent !

— De quoi de mêles-tu vieil homme ? fit l’agresseur, frustré par cette interruption. Pars d’ici tout de suite, avant que je ne te fasse mordre la poussière.

— Retourne chez toi ! Je n’ai que faire des invectives d’un moustique comme toi.

Ivre de colère, le voyou s’avança pour corriger son interlocuteur. Il bascula son buste vers la droite pour donner de l’élan à son bras et frapper de toutes ses forces. Avant qu’il n’atteigne son but, le poing de l’homme au turban le percuta au menton. Le regard vide, il s’affala sur lui-même, inconscient.

Tandis que des personnes se précipitaient pour le réanimer, le dénommé Milon apostropha l’homme au turban :

— Je n’avais nul besoin de toi, j’y serai bien arrivé tout seul.

— Non, et tu le sais. Tu te serais épuisé et à la fin tu aurais perdu. Tu es trop lourd, pas assez rapide.

— Je suis Milon de Crotone. Il y a deux ans, j’ai gagné les Jeux pythiques de Delphes et, cette année les Jeux olympiques à Élis.

— C’était dans la catégorie des enfants. Il n’y avait pas beaucoup de concurrents. Les jeunes vainqueurs font presque toujours des adultes vaincus, vérifie si tu ne me crois pas.

L’homme au turban s’éloigna, laissant Milon à ses interrogations, quand il fut rejoint par celui dont il avait immobilisé le bras pour l’empêcher d’intervenir.

Celui-ci s’adressa à lui avec respect :

— Par Zeus ! Comment as-tu fait ? Le garçon que tu as assommé se nomme Philippos, il se prépare pour les Jeux isthmiques de Corinthe. Es-tu Arès, le dieu de la guerre, descendu de l’Olympe pour le mettre hors combat d’un seul coup de poing ?

— Non, sourit l’homme au turban. Il se trouve que je connais un peu le pugilat… et je ne me nomme que Pythagore.

Mythologos sur La Voce de novembre 2020

Mythologos sur La Voce de novembre 2020

Très belle critique de Patrice Gaspari sur « Mythologos » dans « La Voce » le journal des Italiens en France

Mythologos sur Tangente

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Jolie critique de Martine Brilleaud sur « Mythologos » dans « Tangente Mag » le journal des mathématiques pour les lycéens.

Mythologos à la Sorbone

Mythologos à la Sorbone

Très belle critique de Anne Claire Soussan, professeur en études classiques et Mythologie à l’Université Sorbonne Nouvelle, sur « Mythologos » dans…

Article dans La Voce pour « Mythologos »

Article dans La Voce pour « Mythologos »

Très bel article de Patrice Gaspari sur « Mythologos » dans le journal « La Voce »

Interview Radio Enghien pour « Mythologos »

Interview Radio Enghien pour « Mythologos »

Interview de l’auteur Franck Senninger sur « Mythologos » un roman par Laurence Ducournau pour idFM 98.0 (Radio Enghien)

Bande Annonce de mon livre : « Mythologos »

Bande Annonce de mon livre : « Mythologos »

Bande annonce Le livre sortira le 15 janvier 2020

Ce roman ingénieux permet de comprendre sans difficulté les mythes fondateurs de notre civilisation.
Une remarquable clarté, grâce à la généalogie accompagnant chaque épopée permet d'assimiler la magistrale érudition de l'auteur.
Voici un livre précieux pour qui n'a jamais bien compris la mythologie grecque.
Claude
——
Bravo ! Félicitations ! Je recommande vivement l'ouvrage ! Je me réjouis chaque soir de lecture, de vivre au travers de Milon, les enseignements du philosophe. Cela m'a été fort utile dans mon job ces derniers temps. Merci beaucoup pour ce merveilleux travail.
Delphine 
——
Cher Monsieur,
Je viens de terminer votre ouvrage et ne résiste pas au plaisir de venir ici vous en féliciter très chaleureusement. Moi-même vivement intéressé par la mythologie j’ai vivement apprécié votre approche par le truchement d’un roman pour parler et exposer au fil de l’histoire amoureuse entre Damo et Milon les grands mythes grecs.
J’ai notamment aimé aussi le fait que vous réserviez la narration des mythes au grand Pythagore qui selon les « vicissitudes » rencontrées en particulier par Milon au cours de sa si prodigieuse vie, entreprenait de raconter tel ou tel mythe avec une belle narration en particulier pour les fameux Travaux d’Hercule !
J’ajoute que vos tableaux généalogiques, très utiles au lecteur, explicitent très bien la contexte familial de ce riche monde mythologique…
La fin, relative à cette bien triste histoire de l’anéantissement de Sybaris, ajoute là un fort évènement historique qui a dû considérablement marqué les esprits de l’époque…
Encore bravo pour avoir su si habilement « combiner » l’histoire avec la mythologie !
Bien cordialement.  
 
JM B.
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Je viens de terminer la lecture de Mythologos, un grand bravo pour ce nouvel opus qui, comme d’habitude, m’a captivée du début à la fin ! 
Une fresque romanesque qui embarque son lecteur dans d’incroyables péripéties et lui fait revisiter les mythes grecs ! Passionnant et instructif! J’attends le prochain avec impatience ! 
M.M.
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L'auteur : Franck Senninger

Franck Senninger est écrivain et médecin. Il écrit plus particulièrement des romans (Prix Littré, Prix de l'Orvanne littéraire du Rotary international), des nouvelles (Prix Cesare Pavese), des ouvrages de psychologie et de vulgarisation médicale. Ses livres sont actuellement traduits en italien, espagnol, portugais, polonais et en arabe. Il est membre de l'Académie Littré, président du jury du Cercle Leonardo da Vinci et ancien président du jury français du Prix Cesare Pavese (Italie). Il est aussi journaliste pour La Voce, le magazine des Italiens en France. Petit-fils de philosophe, trois générations de médecins l'ont précédé ce qui explique sans doute son attrait partagé pour la plume et le stéthoscope.

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